Cet article constitue une réflexion sur l’évolution de l’iPad et a été écrit fin 2018 après le renouvellement de la gamme iPad Pro. Sa diffusion est restée limitée à un cercle restreint. Cependant, vu l’évolution des produits proposés par Apple et la prochaine WWDC qui arrive en juin 2022, il m’a paru intéressant de le republier.

J’ai rédigé la suite de cet article « L’iPad est une plateforme de prototypage, et non un produit » en mai 2022. Ce billet a été publié sur le site de Mac4Ever en juin 2022:

L’élément déclencheur

Lors de la sortie de l’iPad Pro 2017, j’ai craqué.

En effet, dans le cadre de mes activités professionnelles, je suis quelqu’un:

  • de très nomade
  • de très éclectique

Je travaille dans le conseil en gestion de projets techniques chez des clients, dans le domaine de la psychologie clinique et enfin dans le domaine de la création (écriture, photographie et réalisation audiovisuelle). Non non ne partez pas, n’ayez pas peur 🙂

Quand j’ai vu arriver cet iPad 2017, je l’ai vu comme l’opportunité de m’alléger en ne trimbalant plus mon MacBook Pro 13’’ (2015) partout avec son chargeur. J’ai jeté mon dévolu sur l’iPad Pro 10,5’’ 512 Gb accompagné du Smart Keybord et du Pencil 1ère génération. La qualité de son écran, la puissance embarquée, le multitâches sous iOS, le dock, l’enrichissement de l’application Notes ainsi que l’arrivée de l’application Fichier – dont j’attendais beaucoup (trop) – ont concrétisé ma décision.

Je m’voyais déjà remplacer mon bon vieux MacBook Pro par un iPad dans un tout petit sac à dos pour voyager léger.

Sauf que tout ne s’est pas passé comme prévu. Et même si j’étais très motivé et prêt à aménager mes processus quotidiens, j’ai capitulé en fin de compte. D’ailleurs, j’écris cet article avec ce bon vieux – mais fidèle – MacBook Pro.

Puis vint l’iPad Pro 2018

Je ne vais pas m’étendre sur les raisons qui ont fait capoter le transfert car elles sont connues par tous ceux qui suivent de près ou de loin l’activité Apple, mais en résumé:

  • les limitations logicielles d’iOS;
  • tout ce qu’on fait sur un laptop ne peut pas être si facilement répliqué sur une tablette, même si le logiciel est adapté (ex: Excel);
  • la gestion des fichiers, objet chez moi d’une crispation sans nom sous iOS (car oui, la gestion des fichiers est pour moi une tâche quotidienne en tant que telle).

La taille de l’écran pour les tâches de grande ampleur, le clavier pas si ergonomique et le mode de rechargement du Pencil, à défaut d’être des facteurs bloquants, ont constitué des désagréments supplémentaires qui m’ont fait lâcher l’iPad sans regret.

En réalité, je voulais déjà écrire cet article en début d’année, quelques mois après avoir acquis mon iPad. Je voulais bien entendu l’écrire avec l’iPad, mais la perte de productivité que je subissais au quotidien m’avait fait prendre un retard tel que j’ai laissé tomber l’idée.

La sortie des iPad Pro 2018 a ravivé l’envie d’écrire cet article, et surtout m’a donné l’idée d’explorer une dynamique qui pourrait voir le jour chez Apple – vous comprendrez en lisant la suite.

Le positionnement du tout 1er iPad

Avec le recul, il est parfois intéressant de se pencher sur les hypothèses qu’on avait faites au départ, que ce soit pour un projet ou pour un produit. En ce qui concerne Apple avec l’iPad, la présentation de Steve Jobs était sans équivoque: l’iPad devait prendre place entre l’iPhone et le Mac, afin de réaliser certaines tâches spécifiques mieux que son petit et son grand frère:

Source: YouTube

Ces tâches étaient selon Jobs:

Source: YouTube

Comme cela a souvent été évoqué, ces tâches sont principalement des tâches de consultation et de « consommation » mais pas de création. Hormis la rédaction d’emails, le reste est plutôt orienté de l’extérieur vers l’utilisateur plutôt que l’inverse.

Changement de paradigme avec l’iPad Pro

Avec l’iPad Pro, la grande différence est qu’Apple a enrichi l’iPad d’accessoires de manière intégrée:

  • le Smartkeyboard (même si des claviers tiers existent depuis toujours ou qu’on peut lui connecter un clavier Bluetooth),
  • le Pencil.
Source: YouTube
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Apple a alors commencé à positionner l’iPad comme une machine capable de répondre aux exigences professionnelles quotidiennes, comme elle continue à le faire aujourd’hui. La tagline lors de la présentation du premier iPhone « Who wants a stylus? » semblait bien loin.

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Mon quotidien

En faisant l’acquisition de l’iPad Pro 2017 pour remplacer mon Mac, j’avais largement sous-estimé 2 choses:

  • la « complexité » de certaines tâches que je réalise;
  • Le nombre de tâches que j’exécute en parallèle.

Echaudé par mon expérience avec l’iPad Pro 2017, je me suis dit, à la sortie de l’iPad Pro 2018: « Là, on est dans la bonne direction – mais on y est pas encore ». Je me suis dit alors que cela vaudrait la peine, pour l’exercice (a priori je ne compte pas acquérir ce nouvel iPad), de faire l’inventaire de mes tâches quotidiennes. Est-ce qu’acquérir l’iPad Pro 2018 en vaudrait la chandelle? Serait-il possible de passer totalement à l’iPad pour me passer de mon Mac?

J’ai donc synthétisé mes tâches quotidiennes dans un tableau. Elles sont réparties par catégories (bureautique, médias,…) puis classées selon le fait que je les accomplis plutôt assis à un bureau (au calme, avec un écran, un clavier et une souris déportés) ou en déplacement (en voyage, dans le train par exemple, ou dans un café – donc directement sur le MacBook Pro). Je souligne le fait que j’utilise un écran, un clavier et une souris déportés quand je suis en mode « sédentaire », à la maison, car cela aura son importance par la suite.

Petite remarque: n’étant pas un grand fan des réseaux sociaux, vous ne trouverez dans cette liste ni Facebook, ni Snapchat, ni Instagram ou autre. Je ne suis pas non plus un grand joueur donc je ne me suis pas focalisé sur cette dimension. De plus, je n’utilise pas de logiciel technique (Autocad, Solid Edge, calculs par éléments finis) ou scientifique (Femlab, Matlab, R ou Mathematica) très gourmand en ressource. Enfin, je ne suis pas non plus un grand dessinateur, donc je suis bien conscient de n’utiliser le Pencil, sur iPad, que partiellement eu égard de ses possibilités.

Les tâches que je ne réalise pas ou peu avec mon MacBook Pro en déplacement

Points d’attention

A priori, tout est réalisable directement sur mon MacBook Pro. Il y a pourtant quelques activités spécifiques que je réalise plutôt en mode sédentaire. Pour ces activités, j’ai en effet besoin:

  • de me poser au calme (chez moi ou au bureau);
  • d’avoir un grand écran (un Dell 25’’ pour ceux qui se poseraient la question);
  • de disposer un clavier externe confortable (bluetooth);
  • d’utiliser une souris plutôt qu’un trackpad (bluetooth).

Bureautique

Dans le domaine de la bureautique (section 1), cela concerne principalement:

  • la rédaction de documents complexes, ce qui implique pas mal de texte, l’insertion d’images, de tableaux, de graphiques (1.1);
  • la rédaction de présentations complexes, qui s’apparente à la rédaction de documents complexes (1.2);
  • le travail sur des tableurs de taille importante avec de gros volumes de données et des formules parfois riches (1.3);
  • Tout ce qui a trait à des articles ou des écrits plus créatifs (1.10);
  • à tout ce qui a trait au fait de coder (1.17);
  • la comptabilité (1.19).

Même s’il est possible de travailler en mode mobile sur ces tâches, c’est simplement plus compliqué et je suis nettement moins productif. L’environnement et les interfaces sont donc adaptés quand je travaille sur de telles tâches.

Cela vaut aussi pour une session Windows virtualité sous Citrix car celle-ci nécessite une bonne connexion réseau. Encore une fois, je peux travailler sous Citrix en déplacement, pour autant que j’aie accès à un bon réseau. Cependant, le fait d’avoir un bon écran, un bon clavier et une souris sont plus confortables, puisque je dois travailler, sous Citrix, sur le même type de tâches complexes que celles décrites ci-dessus.

Création

Dans le domaine de la création (section 6), c’est un peu le même principe. A la base, tout ou presque est faisable directement sur mon Macbook Pro. Par contre, je peux vous assurer que c’est plus confortable de réaliser un long montage sous Final Cut Pro sur un écran plus grand avec une souris! Du coup, pour des tâches de longue durée (je ne parle pas de bricoler un petit clip de 60 secondes, ce qui peut même se faire sur l’iPhone), j’ai idéalement besoin d’être en mode sédentaire:

  • Montage vidéo (6.2);
  • Conversion de fichier (6.3);
  • Montage audio (6.4);
  • Traitement d’images (6.5).

De plus, concernant le montage vidéo et la conversion de fichiers, il ne faut pas oublier que c’est gourmand en ressources et donc en énergie. Dès lors, sans prise de courant à disposition, point de salut sur le long terme.

Pour le reste, je ne rencontre aucun souci.

Le grand saut vers l’iPad Pro 2017

Là, les choses sont beaucoup plus claires. L’iPad est très bien adapté, pour moi, à certaines tâches simples. En ce sens, il correspond très bien au cahier des charges originel de l’iPad. En particulier:

  • Communiquer (section 2);
  • Se divertir (section 4);
  • S’informer (section 5).

Pour le reste, dès que la tâche devient plus complexe, les difficultés peuvent être différentes selon le domaine concerné. Mais, en général, ce qui manque, c’est :

  • un écran de bonne taille pour pouvoir faire cohabiter plusieurs applications en même temps et passer de l’une à l’autre;
  • une bonne vielle souris pour être précis. Essayez de sélectionner une grande quantité de données sur Excel pour iPad – vous comprendrez. Et ça, ça reste, selon moi une tache encore assez basique!

Mais il ne manque quasi rien pour que l’iPad remplace le MacBook Pro.

La convergence de l’iPad vers le MacBook Pro

Depuis la sortie de l’iPad Pro, on assiste à un double mouvement entre l’iPad Pro et le MacBook Pro, mais c’est plutôt l’iPad qui va vers son grand frère que l’inverse.
L’iPad, qui devait rester une tablette bien distincte au départ, s’est en effet vu adjoindre des attributs qui le poussent de plus en plus du côté des laptops.

Le SmartKeyboard

C’est le premier élément qui a fait que l’iPad s’est rapproché d’un MacBook et il est sorti dans la foulée de l’iPad Pro en 2015.

L’USB-C

Déployé en 2018, l’arrivée de l’USB-C sur les iPad Pro est une vraie révolution dans l’univers Apple à double titre. D’abord, ce n’est plus un connecteur propriétaire. Ensuite, cela permet de connecter un écran à l’iPad. Cela ouvre des perspectives énormes.

Par contre, en ce qui a trait au transfert des fichiers autre que des photos, il n’y a pas lieu d’être optimiste. Apple pousse depuis des années à l’utilisation du stockage iCloud et cela risque de se poursuivre. A regret, je n’imagine pas qu’Apple ouvre l’utilisation de ce port USB-C au branchement de disques durs externes.

Le support du « trackpad mode » dans iOS 12 sans 3D touch

Déployé avec iOS 10 pour les iDevices équipés de 3D Touch, cette fonctionnalité permet de transformer le clavier virtuel d’un iPhone ou d’un iPad en trackpad. Avec iOS 12, même les appareils qui ne sont pas équipés de 3D Touch peuvent en bénéficier. Cela permet notamment de réaliser plus facilement la sélection d’un texte par exemple. Mais la conséquence est à mon sens bien plus importante: iOS supporte maintenant à la fois le mode « pointer-tactile » et le mode « pointer-souris » pour tous les appareils. Mieux, il peut basculer de l’un à autre sur simple demande.

Le framework UIKit pour macOS

En résumé, ce framework va permettre de porter des applications a priori construite pour iOS vers macOS. Il est toujours en mode expérimental et, sous macOS Mojave, seules quelques applications Apple peuvent en bénéficier. C’est notamment le cas des applications Bourse et Dictaphone.

Les tarifs

Ca n’a rien à voir avec une fonction, mais les tarifs d’ l’iPad Pro se sont envolés pour atteindre, dans une configuration complète avec SmartKeyboard et Pencil, le prix de certains MacBook / MacBook Pro. C’est ça aussi la convergence selon Apple. Personnellement et n’en déplaise à Apple, je trouve ces tarifs stratosphériques et à des niveaux qui deviennent du grand n’importe quoi. J’attends le jour où Tim Cook se fendra d’un commentaire du genre « Tout le monde peut s’acheter un iPad, c’est comme s’offrir un café par jour – pendant 10 ans ».

La convergence du MacBook Pro vers l’iPad

On en a beaucoup parlé mais comme Soeur Anne, on ne voit toujours rien venir: la migration des Macs vers une architecture ARM plutôt qu’Intel ne semble plus être qu’une question de temps. La véritable question est plus « quand » que « comment » mais j’ai le sentiment que cela pourrait aller encore assez vite.

Résumé

Repris sous forme imagée, on peut résumer les choses de la manière suivante:

Double mouvement Mac / iPad
Double mouvement Mac / iPad

Sans compter le fait que toutes les plateformes Apple, d’iOS à macOS en passant par tvOS, partagent dorénavant le même système de fichiers, APFS.

1er élément qui manque à l’iPad: le « grid »

Avez-vous déjà vu ces photos aériennes des grandes villes américaines aménagées en « grille » (en « grid » comme disent les anglo-saxons)? C’est à cela qu’iOS me fait toujours penser: à la vue en plongée sur des immeubles dans une grande ville des Etats-Unis, et dans laquelle ces immeubles seraient les applications.

Mais il y a une différence de taille: dans les villes, les utilisateurs peuvent emprunter les rues et les avenues. iOS est une ville dans laquelle les rues ont été bannies au profit de passerelles entre les immeubles (= les applications). Dès que l’on veut faire transiter une quantité de données d’une application à l’autre (= d’un immeuble à l’autre), c’est la galère. Plus le nombre de fichiers est importants, pire c’est; d’où la frustration que j’évoquais plus haut quant à la gestion des fichiers sous iOS. L’application Fichiers joue ce rôle de passerelle mais elle constitue en même temps le goulot d’étranglement.

De la même manière que le bureau et le Finder permettent sous macOS de déposer/déplacer/copier/entreposer des fichiers, il manque à iOS cet espace de transit fluide et ouvert. Peut-on imaginer que l’espace entre les applications d’iOS devienne une sorte de « bureau iOS » à la macOS? C’est sans doute peu probable. Mais c’est une ouverture de ce type qui permettrait à iOS de se hisser au niveau d’une machine souple digne d’une utilisation « professionnelle ».

2nd élément qui manque à l’iPad: la souris

Avec le clavier, le port USB-C pour l’écran et la capacité d’iOS à gérer l’émulation du trackpad, il ne manque plus qu’à l’iPad une souris pour pouvoir accomplir des sélections de manière précise et rapide dans des tâches qui le nécessitent. Dans mon cas, je pense directement à Excel et à la rédaction de gros documents, mais il y en a certainement plein d’autres.

L’iPad Pro comme chaînon manquant entre iOS et macOS?

Avec « cette souris qui marcherait sur des routes », on pourrait imaginer que l’iPad Pro devienne une sorte de chaînon manquant entre les univers iOS et macOS:

  • un ensemble « bureau + Finder » partagé entre iOS et macOS qui jouerait le rôle d’entreposage des fichiers de manière souple et fluide (en résumé, pouvoir déposer des fichiers entre les applications iOS comme on peut le faire sous macOS);
  • un « affichage macOS » en mode sédentaire, avec la capacité d’y associer un clavier, un écran et une souris déportés;
  • un « affichage iOS » en mode mobile;
  • un partage des applications entre les modes iOS et macOS à travers UIKit.
L'iPad en mode mobile ou sédentaire avec un framework hybride
L’iPad en mode mobile ou sédentaire avec un framework hybride

On peut imaginer que les autres services, comme ceux liés à iCloud par exemple, resteraient totalement transparents. L’iPad deviendrait ainsi la machine à tout faire des nomades: outil simple et efficace en déplacement (qu’il soit personnel ou professionnel), puissant et « augmenté » en terme d’interfaces pour le bureau ou la maison:

4 modes possibles pour l'iPad: mobile et sédentaire, perso et pro
4 modes possibles pour l’iPad: mobile et sédentaire, perso et pro

Un atout pour les entreprises?

Un autre aspect intéressant est que de nombreuses grosses sociétés utilisent la virtualisation de sessions Windows à travers des outils comme Citrix. Souvent, les employés disposent d’ordinateurs portables qui viennent se brancher sur un boîtier USB-C qui fait le lien avec l’alimentation, le clavier, la souris et l’écran. Avec le support de souris pour l’iPad, on pourrait aisément imaginer remplacer ces portables par des iPad encore plus mobiles. Branchés sur le petit boîtier USB-C que je viens d’évoquer et avec une session Citrix, ce changement serait quasi transparent. Une souris spécifique Citrix pour iPad existe déjà sur le marché, mais si un tel déploiement devait se faire de manière plus large pour une flotte d’iPads, j’imagine mal Apple ne pas ouvrir l’interfaçage à d’autres modèles de souris.

Pour l’entreprise, c’est tout bénéfice: les iPads sont moins chers que des portables.
Apple s’y retrouve: le prix des iPads a augmenté et avec les volumes c’est l’assurance de revenus plus importants. Les utilisateurs, enfin, disposeraient d’un outil léger, adaptable, qui pourrait facilement s’emporter partout. Et avec la puissance embarquée par les processeurs ARM, on peut rêver d’un futur pas si lointain où Final Cut Pro pourra exécuter des rendus en un temps record sur une telle architecture.

Et demain?

Apple a souvent répété que le MacBook (Pro) ne deviendrait pas tactile, que cela ne fonctionne pas. Jusqu’à présent, elle a tenu parole. Par contre, elle n’a jamais prétendu le contraire et elle s’emploie à parvenir à la convergence de l’iPad avec le Macbook (Pro) à marche forcée.

Est-ce que tous les modèles d’iPad bénéficieront d’une telle ouverture? Probablement pas, tout simplement parce que certains utilisateurs ont besoin d’une tablette mais pas d’un Mac. Inversement, je pense que les Macs ne deviendront pas tactiles, en tout cas probablement pas à court terme: Apple a emprunté un chemin résolument inverse.

L’USB-C sera-t-il décliné sur les autres modèles d’iPad? Sans doute, simplement par souci de standardisation industrielle et de réduction des coûts. Mais il est possible qu’il ne passe pas la barrière de l’iPhone. Comme me le faisait très justement remarquer un ami, développeur du logiciel PDF Zone, le port USB-C est plus volumineux à intégrer que le port Lightning. Ce qui fonctionne pour l’iPad ne fonctionnera pas nécessairement pour l’iPhone. De plus, cela aurait les allures d’un suicide commercial: si on peut utiliser l’iPhone comme terminal de travail iOS, comme Samsung l’a déjà proposé, les ventes de Mac s’en ressentiraient. Apple envisage sans doute les choses autrement… Mais qui sait?

Des puces ARMées pour le futur

Avec l’arrivée des processeurs ARM, la consistance technologique de la gamme Apple va prendre un coup d’accélérateur. Il est possible qu’elle soit simplifiée à cette occasion et que l’iPad Pro devienne le point pivot des mondes iOS et macOS, réunissant la qualité mobile d’iOS et la fluidité de macOS, mais cela avec l’appui de périphériques tiers. Vu la puissance embarquée des processeurs ARM, on pourrait envisager des combinaison infinies de coeurs économes et puissants en fonction que les processeurs se retrouvent embarqués dans un iPad, un MacBook Pro, un MacBook Air, un iMac ou un Mac Pro. Pour tout ce qui est portable, la dernière variable d’ajustement sera la capacité de la batterie.

La prochaine révolution transversale chez Apple?

Crédit photo d’en-tête: Henry Ascroft – Source: Unsplash

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